Droit de la Propriété Intellectuelle et Matière Pénale
Description:
Comment protéger efficacement le droit de la propriété intellectuelle ? Accroissant les dispositions pénales pourtant ineffectives, attribuant vainement une fonction répressive aux dispositions civiles et supprimant le pouvoir de sanction de la HADOPI - devenue l''ARCOM -, le législateur semble perdu. Après avoir démontré que cet enchevêtrement de dispositions forme la matière pénale et heurte certains droits fondamentaux, cette thèse remonte aux origines de la propriété intellectuelle pour proposer la création d''un droit pénal de la propriété. Cette solution, certes ambitieuse puisqu''elle implique la fusion du vol et de la contrefaçon, offrirait une protection efficace au droit de la propriété intellectuelle et renforcerait sa légitimité.
Prix de la recherche 2019 décerné par l''Institut national des Hautes études de la sécurité et de la justice
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Le droit de la propriété intellectuelle est protégé par des réseaux de normes répressives, constitutifs de la matière pénale. Le premier réseau est composé de règles pénales spécifiques au droit de la propriété intellectuelle et d''infractions contre les biens codifiées dans le Code pénal. Toutefois, le droit pénal de la propriété intellectuelle appréhende difficilement les caractères massif et transfrontalier des atteintes et l''adaptation des infractions du Code pénal aux biens incorporels non rivaux, sans analyse de leur caractère appropriable, bouleverse les équilibres. De surcroît, ces infractions entrent en concours avec celles spécifiques au droit de la propriété intellectuelle. Rendu ineffectif, le droit pénal de la propriété intellectuelle subit aussi la dépénalisation judiciaire de celle-ci. Ignorant son indispensable réforme, le législateur a alors créé de nouveaux réseaux répressifs. Le droit mis en oeuvre par la HADOPI pouvait constituer une alternative pertinente à la massification de certaines infractions, mais l''attribution des sanctions au juge répressif en a réduit l''attrait. Les normes civiles répressives, peu efficaces pour endiguer la contrefaçon, forment un réseau rival du droit pénal, imposant de réfléchir au dessein de leur frontière. Protection défaillante d''un droit affaibli, la matière pénale de la propriété intellectuelle doit être restructurée. Le droit de propriété, dont émane le droit de la propriété intellectuelle, peut être vecteur de cohérence. La création d''un droit pénal de la propriété lui conférerait une protection efficace, complétée par des normes répressives spéciales.
Prix de la recherche 2019 décerné par l''Institut national des Hautes études de la sécurité et de la justice
Biographical note:
Anaïs Szkopinski est maître de conférences en droit privé et sciences criminelles, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
| Auteur | Par (auteur) Szkopinski, Anaïs |
|---|---|
| Date de publication | 22 févr. 2022 |
| EAN | 9782275108360 |
| Contributeurs | Szkopinski, Anaïs |
| Series | BIBLIOTHEQUE DROIT PRIVE |
| Éditeur | Lgdj |
| Langues | Français |
| Pays de Publication | France |
| Largeur | 155 mm |
| Hauteur | 238 mm |
| Epaisseur | 30 mm |
| Format du Produit | Couverture souple |
| Poids | 0.840000 |