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Durant la Grande Guerre, lorsque le démantèlement de l’Empire ottoman est décidé, la France poursuit activement un nouvel objectif dans l’Orient arabe : dominer la Syrie. Les responsables français ne sous-estiment pas les handicaps qui pèsent sur une telle ambition car les nationalistes arabes syriens rejettent le mandat français. En revanche, la France, protectrice attitrée des maronites libanais, peut compter sur l’aide de ces derniers qui demandent le soutien de Paris pour la création du Grand-Liban. Cependant, les dirigeants français n’ignorent pas que ce n’est pas en se présentant en défenseurs des chrétiens libanais qu’ils parviendront à faire accepter le mandat par les “musulmans syriens”. Paris doit donc renouveler sa politique au Levant et trouver une formule susceptible en même temps de sauvegarder l’alliance antérieure avec les chrétiens libanais et de ménager, sinon de satisfaire, les musulmans unionistes. Ce compromis, recevable par toutes les parties intéressées, se traduira à Beyrouth par la pratique de la “politique des notables” : le pouvoir français propose tout à la fois à ses alliés et à ses détracteurs une coopération honorable. Ce sont les termes de cette coopération qui sont décryptés dans cet ouvrage, qui plonge au coeur de la société de l’époque pour en reconstituer les enjeux et les contradictions, loin des simplifications rétrospectives et des lectures idéologiques. Historienne spécialiste du Liban contemporain, Carla Eddé est titulaire d’une thèse de doctorat en cotutelle, université Saint-Joseph et université Aix- Marseille-I, intitulée Beyrouth, l’émergence de la capitale libanaise à l’ombre du mandat français. Elle est le chef du département d’histoire de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’USJ de Beyrouth, corédactrice en chef de la revue Tempora – Annales d’histoire et d’archéologie et auteur d’une vingtaine d’articles. Elle est également membre du comité scientifique du musée de la Ville de Beyrouth. |
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Les camions peints du Liban d'aujourd'hui de Houda Kassatly aux éditions Terre du Liban
Mon camion, mon cheval de bataille… Chanter les louanges du bon cavalier font partie du folklore peint sur les carrosseries des camions libanais « Laisse-toi aller à tes penchants, Abou Zeid est ton cavalier », « Tu veux connaître ses espaces possibles, enquiers-toi de son cavalier » ou encore s’assurer que celui qui se trouve derrière le volant maîtrise son engin parfaitement « Je suis la Hyundai qui chante, renseignez-vous à mon sujet », « Je suis la Nissan qui chante, interrogez les montagnes à mon sujet. ». Le langage des camions, indispensable pour s’imprégner de la culture nomade et accompagner ces voyageurs sur les routes de Syrie et du Liban. |
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Muettes de Yasmine Ghata chez Fayard
Murée dans le silence, la narratrice raconte cette période de souffrance auprès de sa mère après la mort de son père. Seules, elles communiquent à travers les livres, la fiction, l’écriture, la poésie, dans cet univers onirique qui rend les choses plus supportables. La petite observe sa mère, guette ses visiteurs, la dévisage en dressant un portrait sensible et sensoriel de cette enfance qui vacille entre le monde des mots et du silence. |
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Sur les sentiers du Liban de Pierre Bared
A Kobayat l’extrême nord du Liban, Pierre Bared, sac au dos et appareil photo, débute sa marche qui le mènera à Marjaayoun dernier bastion du Liban sud. Pendant 22 jours, l’aventurier sillonnera les montagnes, dormira à la belle étoile et trouvera un bel accueil parmi les habitants des villages avoisinants. |
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Un Corbillard A tombeau Ouvert de Sako Kirdikian
C’est l’histoire de Heinrich, un ingénieur allemand employé par l’Empire Ottoman pour entreprendre des travaux de grande envergure au Liban dont le réseau ferroviaire, le tramway et l’éclairage public. La défaite de l’Allemagne pendant la Première Guerre et le déclin de l’empire ottoman seront l’occasion pour Heinrich de commencer une nouvelle vie. |
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