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Dès 2008, le Salon du Livre de Paris consacre plus de 500m2 à la lecture et aux nouveaux supports numériques. Aujourd’hui en 2009, Apple annonce la sortie du iPad, un outil qui va probablement révolutionner le marché de l’édition et des livres, tout comme le iPod a révolutionné celui de la musique il y a déjà quelques années. Les pionniers de la lecture numérique sont les Etats-Unis, l’Inde et la Chine, et surtout le Japon, qui investissent massivement depuis déjà plusieurs années. En France, la Bibliothèque nationale a lancé fin 2007 un programme de numérisation massive de livres et documents avec la participation de 18 maisons d’édition parisiennes et le soutien du Centre national du livre. Les livres numériques d’Amazon lisibles sur Kindle ont battu des records de vente durant les dernières fêtes. On compte en tout 3 millions de « liseuses », tous modèles confondus se sont vendus dans le monde en 2009 (6 millions en 2010), selon Forrester. Mais à quoi ressembleront nos bibliothèques de demain ? Si les professionnels du livre reconnaissent que la révolution numérique est inévitable, les éditeurs, eux, redoutent le changement se sentant menacés par les distributeurs de livres numérisés qui leur imposent un prix bien inférieur à celui du livre imprimé. Aux Etats-Unis, Amazon offre les nouveautés à 9,99 dollars seulement. En France, les éditeurs ont refusé de passer des accords avec Amazon de peur de pratiquer ces prix. Il faut donc repenser le processus éditorial c’est pourquoi les éditeurs ont commencé à mentionner des clauses dans les contrats d’édition de leurs auteurs vedettes, pour empêcher la vente de leurs livres à moins de 9,99 dollars pour une période donnée. Il faudrait également revoir le processus de production afin de libérer le contenu pour qu’il puisse être adapté, sur demande, aux divers formats et modèles digitaux, d’où la nécessité pour certains de se familiariser avec le langage XML (un standard de langage numérisé qui permet d’adapter le contenu à différentes plateformes). Il ne faut cependant pas négliger les risques de piratage. La facilité de reproduire des œuvres disponibles sur Internet et de les distribuer sur papier en faisant ainsi des profits inimaginables est affaire courante. L’industrie de la musique et des films en a préalablement souffert. Il faut donc que les éditeurs réagissent vite et mettent à disposition de leurs lecteurs une offre bien réfléchie et surtout enrichie par les possibilités d’intégration multimédia que ces nouvelles plateformes nous offrent. Personnellement, je n’ai jamais cru que le livre numérique viendrait remplacer le livre traditionnel. Comment un outil électronique peut-il remplacer la beauté d’un livre imprimé, l’élégance de son graphisme, la sensation tactile de tourner ses pages et l’odeur enivrante de son papier ? Le simple fait d’être entourée d’une bibliothèque bien garnie me remplit de joie. Mais je suis de plus en plus curieuse de découvrir le concept du numérique et la richesse qu’il offre au lecteur : hypertexte, dictionnaire intégré, grossissement du caractère, chargement immédiat, possibilité d’annotations, lecture en plein soleil, stockage illimité, intégration audio et vidéo. Sans compter que le prix d’un livre numérique est bien moins élevé qu’un livre en librairie. Quant au coût et au modèle de lecteur, leur prix va très vite chuter comme tous les produits de masse et le choix des meilleurs modèles s’imposera à l’usage. L’adaptation au numérique demeure le vrai frein, mais on peut faire confiance aux innovateurs pour imposer une demande, d’abord comme objet très tendance puis très utile quand on en aura saisi les avantages. Si le Kindle et le iPad ne sont pas encore disponibles sur le marché arabe, cela ne devrait pas nous empêcher de commencer à explorer la sphère virtuelle en espérant se faire une petite place. Le livre n’est pas mort, mais il est très certainement en pleine transformation.
Modèles de liseuses :
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Le Nook de Barnes and Noble : http://www.barnesandnoble.com/nook/index.asp?cm_mmc=Redirect-_-nook.com-_-Storefront-_-nook
Lancé en octobre 2009 aux Etats-Unis, le Nook fonctionne avec le système d’exploitation d’Android de Google. Son écran e-Ink monochrome de 6 pouces possède une résolution de 600*800. Un autre écran couleur de 3,5 pouces est également disponible avec une résolution de 480*144. Sa batterie dure jusqu’à 10 jours et il ne pèse que 343 grammes. Prix : à partir de $259 |
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Le Reader de Sony : http://ebookstore.sony.com/reader/
Il existe plusieurs modèles de liseuses électroniques produits par la société Sony avec des écrans entre 5 et 7 pouces qui supportent plusieurs formats numériques tel que le ePub, PDF, MsWord, TXT, RTF. Sa batterie dure jusqu’à deux semaines et il peut contenir presque 400 livres sur sa mémoire interne. Prix : à partir de $179 |
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Le Kindle d’Amazon : http://www.amazon.com/gp/product/B000FI73MALancé par Amazon.com en 2009, le Kindle est disponible dans plus de 100 pays. Il peut se connecter à Internet afin de télécharger des contenus vendus en ligne par le site amazon.com. Son écran varie entre 6 et 9,7 pouces et son poids entre 292 et 535 grammes. Son autonomie dure entre 4 et 20 selon usage. Prix : à partir de $175 |
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Le iPad d’Apple : http://www.apple.com/ipad/
Le iPad est un micro-ordinateur qui possède un écran tactile et est dépourvu de clavier. Son écran est de 9,7 pouces, finition brillante avec une résolution de 1024*768. Il peut stocker entre 16 et 64 GB sur sa mémoire flash, peut se connecter à l’Internet, et dure jusqu’à 10h. Outre l’application iBooks qui permet l’achat et la lecture de livres numériques, il possède d’autre logiciels tel que le navigateur Safari, le courriel Mail et l’application de lecture multimédia iPod. On peut donc surfer le web, visionner des photos et des vidéos, accéder au contenu de l’iTunes store, aux vidéos de YouTube, aux cartes de Google Maps, prendre des notes, gérer ses contacts et ses rendez-vous, et, surtout, lire. Prix : à partir de $499 |
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