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Après la controverse sur la sépulture d’Albert Camus, Nicolas Sarkozy qui émet le souhait de transférer le grand écrivain au Panthéon alors que sa famille s'y oppose, les cinquante ans de sa mort entraînent également une croissance record dans la vente de ses titres. Les lecteurs s’arrachent La Peste, L'Etranger, et Le premier homme qui ont réalisé le tiers de leurs ventes annuelles en quatre semaines seulement. Le philosophe, écrivain, homme de théâtre et lauréat du prix Nobel, continue d’être lu et admiré, les thèmes de la révolte et de l’absurde sont sollicités et toujours d’actualité. Cinquante ans après sa mort, il est indispensable de se replonger dans l’œuvre de Camus, de redécouvrir ses récits, ses romans et ses pièces, de comprendre ses messages et sa philosophie, de prendre conscience de nos conflits intérieurs et de l’absurdité de l’existence ; et surtout de se dépêcher de lire son titre posthume, La mort heureuse, récit de jeunesse qu’il avait commencé à écrire avant même de s’attaquer à L'Etranger, et dans lequel il annonce ses romans à venir à travers un personnage Mersault, toujours en quête du bonheur : « Je suis certain qu'on ne peut être heureux sans argent. Voilà tout. Je n'aime ni la facilité ni le romantisme. J'aime à me rendre compte. Eh bien, j'ai remarqué que chez certains êtres d'élite il y a une sorte de snobisme spirituel à croire que l'argent n'est pas nécessaire au bonheur. C'est bête, c'est faux, et dans une certaine mesure, c'est lâche. » |