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Le signe de Raymond Khoury aux Presses de la cité
Un signe de Dieu. L’homme a toujours guetté dans le ciel et sur la terre un quelconque signe, une interpellation, une preuve de l’existence de Dieu. Dans la tourmente des guerres, des catastrophes naturelles, de la lente dérive d’une planète en mal de repères, l’être humain s’est accroché à sa religion allant jusqu’à en faire un passe-droit pour toutes sortes d’exactions. Au nom de Dieu, on résiste, on s’accroche mais aussi on tue, on extermine et le fanatisme parait inéluctable dans ces temps où la croyance ne peut se vivre d’une façon sereine et respectueuse. Après Le dernier templier et Eternalis, Raymond Khoury nous entraîne dans une aventure passionnante où les hommes reçoivent enfin le signe divin qui va bouleverser toute la planète. Que veut dire ce symbole paru dans le ciel ? Quel message véhicule-t-il ? Est-ce vraiment une manifestation de Dieu ou une manipulation humaine ? |
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Une vie de Pintade à Beyrouth de Muriel Rozelier chez Téva
Attention, le mot pintades, malgré sa résonnance un peu pimbêche, n’est en aucun cas péjoratif. En tout cas c’est ce que nous dit l’éditeur qui assure qu’une pintade est le symbole d’une femme d’aujourd’hui, sérieuse et frivole à la fois. On veut bien le croire et se plonger avec amusement dans un livre tout bleu dont les héroïnes c’est nous, les Libanaises aujourd’hui. Rien ne nous est épargné et rien n’est oublié dans ce qui fait nos travers, nos manies, nos habitudes et notre façon de vivre qui n’étonne que les étrangers. Evidemment, les clichés ne manquent pas mais ce livre est tout plein de tendresse et l’on se sent plutôt flatté que l’auteur ait su distinguer ce qui se cache derrière une femme libanaise brunshinguée, manucurée, pomponnée et botoxée. Et la conclusion à elle seule vaut la lecture de cette radioscopie : « Mais ce pays, quel qu’il soit, ce sont ces femmes qui le portent au creux de leurs mains. Lui donnent vie et chair. Et s’il fait si bon y vivre, c’est grâce à ces femmes qui en dessinent au quotidien la géographie intime. » Merci ! |
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Les proverbes de ma mère : Proverbes du Liban et leurs équivalents dans les langues du monde de Hana Samadi Naaman chez Geuthner
Ris, le monde avec toi rira ; pleure, tout seul tu pleureras. Ce joli proverbe fait partie du terroir libanais au même titre que le hommos et la taboulé. En effet, une certaine sagesse anime les Libanais et leur permet de traverser avec philosophie les nombreux aléas de cette région du monde. Ce livre est un régal et fait beaucoup de bien au moral. D’abord parce qu’il compile toute la sagesse de nos montagnes et sauve ainsi un patrimoine précieux de l’oubli, ensuite parce qu’il est très amusant à lire, que les proverbes sont bien expliqués et que leurs équivalents dans toutes les langues du monde sont répertoriés. Un ouvrage référence donc à offrir et à s’offrir. |
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Le jour où j'ai commencé à écrire de Fayçal Farhat aux éditions Dergham
La ville et l’enfant. Un enfant issu d’une famille pauvre, obligé de mendier pour manger, tyrannisé par son père et passant souvent la nuit dehors. Une ville plutôt amicale, qui accueille en son sein les enfants perdus, qui nourrit souvent les rêves et les espoirs, qui ne rejette pas les malheureux. Ce récit émouvant, traduit de l’arabe par Antoine Boulad, se lit d’une traite. On est plongé dans un univers dur et impitoyable, à l’aune d’une ville familière et ensoleillée. |
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Une éternité de Charif Ghattas aux éditions Alna
“L’enfer, c’est les autres” voilà qui résume bien la nouvelle pièce de théâtre de Charif Ghattas Une éternité. Trois auteurs d’un vol de tableaux s’enferment avec leur otage en attendant l’appel de leur chef. L’attente devient insupportable et chacun se met à observer l’autre d’un œil de plus en plus malveillant. Les heures qui passent révèlent la personnalité de chacun et l’attente devient un catalyseur d’agressivité. Une pièce sartrienne par excellence écrite et mise en scène par un jeune auteur qui a reçu le prix du festival de Saint Mandé en 2005 pour sa première pièce Du vice à la racine aux éditions Alna. |
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Sous la tonnelle de Hyam Yared aux éditions Sabine Wespieser
A la mort de sa grand-mère, la narratrice s’introduit dans son boudoir pour parcourir les lettres, les dessins et les carnets de la défunte. Elle y retrouve la force de caractère de cette femme généreuse qui refusait de quitter sa maison exposée aux tirs pendant la guerre, pour se consacrer aux autres après la mort prématurée de son mari. Une femme fidèle et irréprochable. Mais le jour des condoléances, un jeune homme se présente pour lui remettre un dossier à lire. Le jeune homme s’avère être le fils de Youssef, un archéologue idéaliste que la jeune veuve avait rencontré lors d’une croisière en 1947. Sous la tonnelle, la narratrice découvrira un pan caché de l’existence mystérieuse de sa grand-mère. Le jury du Phénix a récompensé ce roman pour son travail sensible sur la mémoire. |
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Le printemps 2005 au Liban de Rita Chemaly chez L’Harmattan
La Révolution du Cèdre est devenu un « mythe national » qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes autour d’une même cause et d’une même vision du Liban. Cet ouvrage reprend les raisons qui ont poussé ce mouvement et la réalité géopolitique qui a suivi. L’auteur s’intéresse aux symboles et aux moyens employés par les médias et les acteurs principaux du soulèvement pour véhiculer et propager leurs idées. Un ouvrage qui tente de comprendre le sujet libanais en s’appuyant sur des théories politiques et des observations empiriques. |
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Nucleus de Diane Mazloum aux éditions de la Revue Phénicienne
Nucleus est un roman photo sur Beyrouth City. Sous la forme d'un journal de bord, Diane Mazloum raconte avec une pointe d’humour des historiettes tirées d’une réalité de plus en plus superficielle. Dans un montage de photos, d’illustrations et de textes, elle recompose l’identité nationale et dresse le portrait d’une microsociété narcissique qui s’aime à outrance et qui désespère de ne pouvoir saisir son image. « Goûter mondain au bord de la piscine : on se rapproche, on se croise, on se connaît tous. On s’est connu, on était petit. On venait à peine de commencer à grandir. Aujourd’hui, on a déjà commencé à faire le Liban. » |
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