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Cette rentrée fait la part belle aux femmes, on retrouve dans ces romans soigneusement choisis des héroïnes infiniment aimées, d'autres écrasées par le poids des traditions, certaines humiliées par leur père ou leur mari et celles qui assument enfin leur féminité... Des portraits de femmes émouvants, poignants et bouleversants de vérité.
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Une des plus belles histoires d’amour jamais écrites. La double vie d'Anna Song raconte le destin tragique d’une jeune pianiste prodige victime d’une paralysie chronique à la seule approche de son instrument. Dans le meilleur des mondes, l’héroïne guérit de la crampe de l’artiste et retrouve Paul Desroches, son ami d’enfance, prêt à tout pour sauver cette femme de l’oubli. Enfermés dans un manoir, ils enregistrent ensemble les plus belles partitions de leur temps. Anna Song devient alors un véritable phénomène de mode, la presse l’encense et le monde entier s’arrache ses disques après sa mort triste et prématurée. Mais à quel prix Paul Desroches réalise-t-il le destin d’Anna ? Plus qu’un hommage à cette femme talentueuse, il lui rend avant tout un témoignage d’amour exceptionnel qui laisse échapper des frissons d’émotion. Dans ce roman articulé entre le journal intime et les articles de presse, on passe d’une narration à l’autre, de la fiction à l’actualité, de la musique à la critique, du rêve à la triste réalité. Ce récit sensible et bouleversant abolit les frontières de la raison et fait de l’amour la seule réalité tangible. Minh Tran Huy est une journaliste et romancière d’origine vietnamienne qui a déjà publié La princesse et le pêcheur et un recueil de contes et légendes du Viêtnam, Le lac né en une nuit chez Actes Sud. |
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Sépharade d’Eliette Abécassis chez Albin Michel
Juive marocaine, née à Strasbourg, Esther Vital consacre sa vie à ses parents sépharades, en suivant à la lettre leurs pratiques et leurs traditions. Ecrasée sous le poids de la fatalité et des moeurs, elle décide de se libérer de ses liens indéfectibles en épousant Charles, un jeune sépharade séduisant et libre à qui elle voue une timide admiration. Mais peut-on réellement échapper à son destin alors que l’étau familial se resserre de plus en plus ? Le mauvais œil, les djnouns, les démons, les talismans et toutes les survivances du passé sont là pour toujours nous ramener à la raison et nous rappeler notre devoir de sépharade.
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A travers un recueil de nouvelles touchant de sensibilité et de réalisme, l’auteur iranienne Zoyâ Pirzâd nous transporte dans l’intimité de Leila, Taraneh, Minouche ou Mahnaz, une intimité qu’on a l’impression de surprendre en passant devant une porte nonchalamment laissée entrouverte, ou en entendant les bribes d’une conversation entre un homme et une femme qui ne se comprennent plus, en croisant furtivement un regard qui ne nous est pas adressé. Autant de portraits de femmes prises dans leurs contradictions, leur amour pour les traditions et la liberté, leur conception du plaisir et du couple, avec en filigrane, un regard presque maternel sur la société iranienne et Téhéran d’avant la révolution islamique. Et justement, l’Iran que Zoyâ Pirzâd nous raconte, n’est pas politique. Ce n’est ni celui des ayatollahs ou de la révolution, loin des images de femmes opprimées. Au contraire, à travers les petits riens de la vie de tous les jours, elle nous dévoile des amours de jeunesse, des couples qui se séparent, des amitiés improbables, bref, des choses de la vie comme il y en a partout ailleurs. |
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« Comment échapper à l’influence de cette lune noire », Violette, femme fatale, inspirée de la « Traviata » de Verdi, femme perdue entre ceux qui prennent le risque de l’adorer, hommes, femmes et Alexis dont elle devient la seule obsession. Plus elle devient odieuse, plus Alexis perd pied jusqu’à devenir victime consentante de cette femme insaisissable. Le roman de Patrick Poivre d’Arvor, qui s’articule autour de plusieurs points de vue, celui de Violette, celui de ses amants, ses amies, d’Alexis, dévoile les fragments d’une histoire d’amour impossible qui peut parfois perdre le lecteur. A moins que ce ne soit un effet voulu. |
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Réapprendre les gestes du quotidien, respirer à nouveau sans sentir les sanglots se bloquer dans la gorge, effacer les restes d’une journée suspendue à un drame, décorner la page d’un livre qu’on ne lira plus, affronter le monde et sa pitié. Ce huitième roman de David Foenkinos, auteur notamment du Potentiel érotique de ma femme parle tout en finesse et parfois avec une touche d’humour de la renaissance d’une femme que l’on croit brisée après la perte de l’homme de sa vie dans un accident et qui apprend à aimer de nouveau, en laissant faire le temps et la délicatesse. |
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C’est l’histoire de trois femmes qui recouvrent leur liberté, une liberté morale entachée par la soumission et l'humiliation exercées par leur père et leur mari. Norah, Fanta et Khadi Demba apprennent à dire « non » aux hommes pour regagner leur dignité ; Norah rejette son père despotique qui l’a privé de son frère alors qu’elle n’était qu’une enfant, Fanta s’éloigne peu à peu de son mari qui lui offre une vie médiocre et Khadi Demba répète son nom sans cesse pour ne pas oublier sa propre identité lors d’un voyage clandestin. Marie N’Diaye signe un roman sans précédent sur la condition des femmes et leur désir d’exister à tout prix. L’écriture de cette romancière prolixe d’origine sénégalaise est douce et ruisselante de détails intimes qui révèlent lentement au fur et à mesure de la lecture une conscience aiguë de la situation des femmes africaines et de leur difficulté à reprendre possession de leur vie. |
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