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Alinea, la newsletter de la librairie Antoine #15 
  
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Pages Libanaises

C’est doucement devenu une habitude. Une délicieuse et judicieuse habitude. Les Libanais écrivent. Ils n’arrêtent plus. Source d’inspiration immense, le Liban dans ses bonheurs et ses tourments, ne pouvait pas ne pas faire naitre des vocations. Et voici la fournée de mars comme autant de petits délices à déguster sans modération.
 
 

C'était Zahlé de Carlos et Névine Hage Chahine

Centre de villégiature depuis la déclaration d’indépendance du Liban, Zahlé n’a pas toujours attiré les touristes et les vacanciers. La ville n’était qu’un point de passage sur la route de Damas ou de Baalbeck, jusqu’à l’arrivée des jésuites et des missionnaires anglo-américains qui nous informent des us et des coutumes de Zahlé à leur époque, vers 1858. Dans ce livre, nous retrouvons des extraits de leurs textes, des récits de voyageurs occidentaux, des guides, des ouvrages scientifiques et quelques illustrations et photographies, datant de 1757 avec le premier récit retrouvé de Robert Wood à 1948 lors de la parution de guides touristiques.

 

Histoire de mon pays perdu de Johnny Fenianos

Téta ne sait ni lire ni écrire, le seul héritage intellectuel qu’elle peut transmettre à ses enfants sont les histoires qu’elle a entendues chez son employeur. Elle décide alors de raconter chaque jour une histoire à ses sept enfants et règle ainsi sa semaine en fonction de ses récits.
Téta choisit son historiette en observant attentivement ses petits, en décelant chez eux leur besoin immédiat et en nourrissant leurs rêves. La morale de  chaque histoire a le mérite d’adoucir le quotidien difficile de ces enfants d’agriculteurs et de les laisser imaginer un avenir meilleur.

 

Hayrig, mon père de Carlo Akatchérian aux éditions Naufal

Ce récit émouvant est celui de Hayrig, « père » en arménien, qui raconte à son fils Carlo son enfance en Cilicie, le massacre de son village, l’exil à Damas, son premier amour, ses années d’étudiant à la faculté française de Beyrouth, et sa consécration dans le corps de médecine. Carlo Akatchérian transmet son histoire avec fidélité pour rendre hommage à cet homme qui a vécu le pire et aussi par devoir de mémoire pour ses enfants, ses petits-enfants, et tous ceux arméniens de cœur et de sang. A lire.

 

Fatine bergère du Liban de Michel Saad chez l’Harmattan Jeunesse

Alors que Fatine poursuit l’une de ses chèvres près de la rivière d’Al Fouar, frontière naturelle entre le Liban-Sud et le nord d’Israël, elle se heurte à deux soldats ennemis. L’un d’eux, Samuel, tombe amoureux de cette bergère qui ne reste pas longtemps indifférente à son charme. Cette histoire d’amour impossible ancre le récit entre cette adolescente musulmane chiite et ce jeune soldat israélien.
Entre le roman pastoral et la tragédie pressentie, ce récit de Michel Saad raconte une histoire non pas si éloignée de la réalité et joliment résumée dans cette phrase de Fatine « Après tout, il est bien des amis qui trahissent, des ennemis qui se sacrifient ! »

 

Témoin au Liban avec le Hezbollah de Thierry Levy-Tadjine chez L'Harmattan

Peut-on s’appeler Levy et soutenir le Hezbollah ? A travers un témoignage modeste et bien documenté sur le Liban, le Hezbollah, la guerre de 2006, les religions, la foi, la laïcité, Thierry Levy-Tadjine, ancien séminariste de la Mission de France, docteur ès sciences économiques et ès sciences de gestion, professeur associé à l’Université St-Esprit de Kaslik invite le lecteur à dépasser ses préjugés, notamment sur l’image des chiites libanais et le Hezbollah. Refusant de « se fondre dans le silence ou dans le politiquement correct », Thierry Levy-Tadjine livre les clés sur la compréhension de l’autre et la rencontre interculturelle en nous rappelant que ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous sépare.

 

Et aussi, et encore L'Autre Liban de Pascal Baudenon

Véritable panorama de paysages libanais resplendissant de beauté, ce livre dévoile Raouché dans la lumière du crépuscule, la neige qui couvre les montagnes de son manteau blanc, les nuages qui surplombent le ciel des vallées de Denniyé et du Akkar, un parterre de marguerites dans les prairies du jabal Akroum au printemps… des images insaisissables et presque irréelles. Photographe de profession, Pascal Beaudenon a couvert le conflit de l’Ex-Yougoslavie et de l’Irak en reporter indépendant avant de venir s’installer au Liban. Un Liban dont il n’a de cesse de capturer la beauté.

 

 

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