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« Je suis un poète pas une cause », disait Mahmoud Darwich bien qu’il ait consacré tous ses vers à une cause qui lui était chère : son pays. Des titres tels que « Inscris, je suis arabe » ou « Passeport » font de Mahmoud Darwich l’un des plus grands poètes du monde arabe, marqué par l’exil et l’occupation israélienne. Mais la poésie seule reste au cœur de ses préoccupations, et si la déchirure identitaire s’en ressent alors tant mieux. Mais n’allons pas chercher là l’origine de cette impulsion poétique car comme le dit si bien son auteur, le poème est porteur de symboles. Et pourquoi pas celui de l’engagement politique, de la crise palestinienne et du « non-pays » ? Mahmoud Darwich est d’abord et avant tout poète et, en bon élève, il polit ses vers et n’a de cesse de les réécrire. Dans ses entretiens avec Abdo Wazen, il se définira comme « un poète qui naît par étapes », difficile à satisfaire et toujours hanté par la peur de ne plus pouvoir écrire. Pour lui rendre hommage une fois de plus dans le cadre du Salon du livre le dimanche 2 novembre : lectures, discussions, et débats en présence de trois « spécialistes » : Farouk Mardam Bey, Elias Sanbar, traducteurs de son œuvre en français, chez Actes Sud bien sûr, sans oublier un grand admirateur libanais, l’écrivain Elias Khoury « Rendre hommage à Darwich, c’est simplement le lire et le relire encore…. »
Sélection d’une œuvre aussi riche qu’émouvante
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Au dernier soir sur cette terreEn invoquant les mythes du passé, le poète palestinien surmonte le tragique de l'exil présent pour répondre à la question de l'après.
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Comme des fleurs d'amandier ou plus loinUne trentaine de textes courts célébrant de façon accessible mais savante les choses simples de la vie. L'ouvrage se termine sur quatre poèmes plus amples, dont un hommage au penseur palestino-américain Edward Saïd.
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Entretiens sur la poésieCinq entretiens menés par le poète libanais Abdo Wazen où Mahmoud Darwich apporte des informations sur sa vie, son oeuvre et ses derniers recueils. Dans le prolongement de La Palestine comme métaphore, cet ouvrage précise les positions du poète sur l'engagement politique, le patrimoine littéraire arabe, la poésie arabe contemporaine. Dans un entretien avec Beydoun, il aborde le métier de poète.
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Etat de siègeAssiégé à Ramallah, le poète note au jour le jour, en de très courts poèmes, ses impressions sur une guerre de plus en plus atroce qu'illustre à sa manière le photographe Olivier Thébaud.
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La Palestine comme métaphoreQuatre entretiens différents avec quatre écrivains, critiques et poètes palestiniens ou israéliens. Il y est question d'éléments autobiographiques, d'art poétique, de réflexions sur la culture arabe contemporaine, sur l'identité palestinienne, Israël et le sionisme, le processus de paix...
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MuraleCe poème, qui rappelle les hymnes éternels de l'Orient ancien, évoque le dépérissement des êtres et leur désir d'éternité.
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Ne t'excuse pasRecueil composé de 47 courts poèmes aux thèmes variés s'interrogeant sur la frontière ténue entre prose et poésie. Trois compositions rendent hommage à des poètes proches de l'auteur : Yannis Ritsos, Amal Dunqul et Salim Barakat.
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Une mémoire pour l'oubliPendant le siège de Beyrouth en 1982, prisonnier des murs de son appartement et ceux de sa ville, l'écrivain raconte l'impossibilité de rejoindre le territoire de la mémoire. Un livre qui met en œuvre le travail du deuil auquel condamne l'exil. |
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Le lit de l'étrangère Le grand poète palestinien explore "l'exil de la femme dans l'homme et de l'homme dans la femme".
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