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Comprendre les fondements de la crise financière et économique
Le mois dernier, le monde s’est réveillé avec la gueule de bois : dégringolade des marchés financiers, effondrement du système de crédit et faillites des banques en cascade, perspectives de récession économique mondiale : Qui disait que la crise s’arrêterait à l’immobilier ?
S’agit-il d’une crise de foi ? Non pas celle en Dieu, comme voudrait le suggérer le Président Iranien, mais bien l’absence de confiance en notre système financier. Ou bien plutôt l’explosion d’une bulle comme nous en avons connu par le passé, la dernière en date étant la « Bulle Internet » qui avait vu les sociétés de nouvelles technologies grimper au septième ciel pour se retrouver dans l’enfer des cours de bourse ? Il paraît certain aujourd’hui que nous entrons dans une période noire de notre histoire contemporaine et que les révolutions ne s’arrêteront pas à la recapitalisation des banques. Ne voit-on pas les états les plus libéraux se comporter comme des économies socialistes ancienne mode. Le programme de sortie de crise de l’administration Bush a un parfum de « Mitterrand 1981 », nationalisation des banques en tête ! Cela fait d’ailleurs frémir les exégètes du capitalisme libertaire qui ne savent à quel saint se vouer ! Une troisième hypothèse existe : celle de la crise de foie. Celle qui survient quand on a fait trop d’excès. Quand le système économique ne peut plus absorber la folie des prêts immobiliers, les orgies des marchés et surtout la volonté incessante de ne pas se fixer de limites. Laisser la main invisible des marchés faire son œuvre n’est valable que si la majorité des acteurs reste raisonnable, rationnelle. Cela n’a certes pas été le cas.
A la lumière de la crise actuelle, l’essai de Naomie Klein, comme celui de Georges Soros, se rejoignent dans la constatation de la fin d’une époque. Le système a dépassé les frontières au-delà duquel les mécanismes en jeu ne sont plus prévisibles. Avons-nous définitivement cassé l’économie mondiale ? Mettrons-nous une dizaine d’années, comme le Japon après la crise de 1997, à nous relever, ou bien tirerons-nous les enseignements de nos malheurs pour rectifier le tir rapidement ? Nous pouvons être certain d’une chose, toutefois, c’est que les analyses des raisons de la crise vont fleurir dans les mois qui viennent. Autant d’occasions de se faire sa propre opinion.
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