Responsable des acquisitions de littérature étrangère chez Gallimard, Jean Mattern a bien voulu nous en dire plus sur l’engouement des éditeurs pour les auteurs libanais.
Liez-vous aujourd’hui le fait que les auteurs libanais soient traduits et publiés à l’actualité brûlante ?
Nous partons du principe que tous les auteurs du monde entier ont leur mot à dire et de ce fait ont une place dans nos catalogues. Nous recevons des textes de très grande qualité littéraire et notre unique leitmotiv est de vouloir témoigner de ce qui se fait dans toutes les langues.
Comment avez-vous accès aux littératures étrangères ?
Je ne vous cache pas qu’il est difficile pour nous d’avoir accès à la littérature du monde arabe. Nous n’avons pas beaucoup de contact avec ce monde bien que nous nous retrouvons souvent dans les mêmes foires. Mais dans le cas du livre de Alawiya Sobh, Maryam ou le passé décomposé, ce sont les traducteurs qui nous ont contactés eux-mêmes. Le livre nous a plu et voilà.
Votre collection de romans étrangers a beaucoup de succès. Comptez-vous l’agrandir ?
Alors que nous recevons quelque 2500 propositions, nous ne publions que 33 ou 34 titres par an, c’est dire la rigueur que nous mettons dans nos choix. Nous travaillons actuellement sur un auteur libanais Rabeeh Jaber qui publie Berytus Underground City.
|