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La littérature libanaise ne fait plus salon !
Encore un Salon du livre de raté pour le Liban !
Décidément, la culture est une des victimes collatérales de cette période de violences qui semble aller crescendo. D’abord deux salons du Livre consécutifs à Beyrouth annulés à la dernière minute au grand dam des libraires, éditeurs, auteurs, lecteurs et tous ceux pour qui ce genre de démonstrations culturelles fait figure de radeau de la méduse. Et maintenant, comme le dit l’adage, jamais deux sans trois. Le Liban ne sera pas au rendez-vous du Salon du Livre de Paris. Il faut dire que l’invité d’honneur, Israël, n’a pas brillé ses derniers temps pour ses actions pacifiques. Alors le Liban, terre d’accueil des idées, des causes et des combats boycotte. Le Liban boycotte un Salon qui a pourtant toutes les raisons d’être amical et qui a montré son attachement au message libanais. Souvenez-vous, au Salon du Livre de Paris, en mars 2006, le Liban étalait, Porte de Versailles, son splendide désir de liberté, de reconnaissance et de justice. Deux stands et le wagon de Samir Kassir, des conférences, des tables rondes et beaucoup d’encouragements. Deux ans plus tard, les absents auront toujours tort dit le proverbe. Aurions-nous pu faire autrement ? Pas sûr avec un invité d’honneur aussi encombrant, aussi arrogant et aussi politique. Même si les organisateurs insistent sur le fait que c’est la littérature israélienne qui est à l’honneur, on ne se prive pas de célébrer dans ce même salon les 60 ans d’un Etat qui provoque tant de haine et de polémiques. Mais, au-delà de la position courageuse de notre pays qui a toujours été dans une constance admirable par rapport à cette cause-là, juste s’assurer que nous ne serons pas, les seuls et derniers « jusqu’auboutistes ». Dans ce magazine on-line, et histoire de donner un peu le change, un petit clin d’œil d’encouragement aux 6 auteurs qui devaient signer leur ouvrage et qui se retrouvent privés du pouvoir de leur plume.
Nadim Abboud chez Tamyras avec
La Croix des années rouges, un témoignage poignant d’un
ancien secouriste de la Croix-Rouge qui a vu la guerre à
travers les fenêtres d’une ambulance. Une mission
collective, un parcours partagé, un voyage solitaire aussi
dans le pire de la guerre mais également aussi heureusement
dans le miracle humain.
Zeina Abirached chez
Cambourakis avec
Le jeu des hirondelles, qui met en scène
les émotions d’une petite fille sur une ligne de démarcation
avec ce mélange de pudeur, d’humour, de distanciation et
d’acuité qui distingue la plume et le pinceau de cette
auteur prometteuse.
May Davie pour l’Alba avec
Fonctions, pratiques et figures des espaces publics au Liban, un ouvrage qui présente les résultats d’un projet
franco-libanais de recherche et de coopération scientifique
dirigé conjointement par l’Institut d’Urbanisme de l’Alba et
le Centre d’Histoire de la Ville Moderne et Contemporaine de
l’Université François-Rabelais de Tours.
Georgia Makhlouf pour Manar avec
Les hommes debout pour qui elle a obtenu le prix Phoenix.
Aller à la rencontre de nos ancêtres, ces hommes en avance,
ces hommes debout qui, de raffinement en découvertes, de
voyages en traits d’ingéniosité ont fait que la Phénicie,
les Phéniciens portent dans la bouche qui les prononce et la
plume qui les retrace tout le mystère d’un peuple de légende
Hareth Boustany chez Aleph pour
Les Cananéens-Phéniciens :peuple et terres. A l’heure où la
région se perd en spéculations risquées, ce formidable
historien mise sur la grandeur d’un peuple au destin hors du
commun : les Cananéens Phéniciens. Mythes et histoires se
mêlent pour révéler toute l’intelligence d’un peuple
polyvalent.
Nada Hélou toujours chez Aleph pour
deux ouvrages L’Icône et La fresque. Le premier est
consacrée au patrimoine et à l’art chrétien libanais, le
second aux fresques encore visibles sur les parois de
certaines anciennes églises du Liban.
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