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Les belles étrangères
Douze de nos écrivains ont été invités cette année en France dans le cadre des Belles Etrangères, une manifestation prestigieuse qui favorise chaque année la découverte des littératures étrangères contemporaines…..
Du 12 au 24 novembre, nos écrivains, loin de la grisaille libanaise, ont sillonné la France à la rencontre des libraires, des bibliothécaires, des étudiants et des associations culturelles. L’occasion de montrer que le pays des cèdres, c’est aussi le pays de tous les possibles….. culturels.
Précipitons-nous donc sur nos écrivains sélectionnés et rendons-leur nous aussi hommage.
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D’abord la plus jeune : Zeina Abirached qui, après le succès de son album Catharsis, et de 38, rue Youssef Semaani, publie aujourd’hui Mourir partir revenir: Le jeu des hirondelles, toujours aux Editions Cambourakis. En noir et blanc mais avec toutes les couleurs des émotions, l’auteur nous plonge dans l’enfance au goût de guerre vécue par tant de Libanais. C’est simple, tendre et grave, plein de poésie et de chaleur, dans un Beyrouth bombardé, une ville qui tremble sous les obus et serpente entre les barricades à la recherche de signes de vie. |
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Mohamed Abi Samra, originaire de Chebaa, est rédacteur au journal an-Nahar. Après Pauline et les ombres, son premier roman publié aux Editions Dar al-Farabi, il publie L’homme que je fus, traduit et édité par Actes Sud, et qui raconte le parcours d’un personnage englué dans son passé. Les habitants des images, son dernier roman publié aux Editions Dar an-Nahar en 2003, montre la difficulté que rencontre l’individu pour trouver sa place dans une société qui privilégie le collectif. |
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Abbas Beydoun, né près de Tyr, journaliste au Safir, est considéré comme l’un des chefs de file de la poésie moderne arabe. Il est l’auteur notamment d’un poème de Tyr, chant vibrant à la gloire de sa cité. Dans son dernier recueil, Tombes de verre, il évoque son incarcération et médite sur sa condition de poète dans un monde où bien des choses « ne se disent pas en deux langues ». |
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Rachid el-Daïf est originaire de Zghorta. Après son engagement en politique, ses premiers livres dénoncent la culture de la haine. Avec Qu'elle aille au diable, Merryl Strip ! , il s’attaque avec une bonne dose d’humour à la société libanaise, ses travers, ses archaïsmes et ses apparences de modernité. Dans son dernier livre, Fais voir tes jambes, Leïla ! , Rachid el-Daïf fait preuve d’une rare férocité drôle envers la société libanaise.
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Hassan Daoud, né à Beyrouth, est journaliste. Son premier livre L'immeuble de mathilde, paru au Liban en 1983, décrit la drôle de relation qui se tissait entre les gens d’un même immeuble en temps de guerre. Son dernier roman Le Chant du pingouin publié aux Editions Actes Sud décrit l’univers l’un handicapé perdu dans les labyrinthes de Beyrouth. Ce livre a reçu le Prix du Meilleur livre au Liban en 1998. |
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Tamirace Fakhoury née à Beit Chabab a publié dès l’âge de 9 ans son premier recueil de poèmes en langue arabe. Suivront trois autres recueils en langue française édités chez Dar an-Nahar. Poème absent, son dernier né illustre bien le style de Tamirace, un style simple et dépouillé qui va droit à l’essentiel. |
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Joumana Haddad est née à Beyrouth. Journaliste, responsable des pages culturelles du journal An-Nahar, elle a publié plusieurs recueils de poésie en arabe et en français. Elle a également publié une anthologie de la poésie libanaise moderne en espagnol. Dans son dernier recueil Le retour de Lilith, on retrouve ses mots empreints de sensualité. |
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Imane Humaydane-Younes est née à Ayn Enoub. Elle a mené durant des années une étude sociologique sur les familles des disparus de la guerre. Elle publie en 1997 un récit en arabe qui sera traduit en 2004 aux Editions Verticales sous le titre Ville à vif. Après ce premier succès, Imane publie Mûriers sauvages , où elle explore l’univers de la culture druze au début du XXème siècle. |
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Elias Khoury, né à Beyrouth, prend part à la guerre et manque de perdre la vue. Il publie son premier roman en 1977 puis La Porte du soleil où il évoque avec beaucoup d’émotion l’exode des Palestiniens. Ce roman sera adapté au cinéma par Yousry Nasrallah. Il dirige actuellement le supplément culturel du quotidien An-Nahar et publie Comme si elle dormait où il nous plonge dans les années 30 où une jeune femme, Milia, a le don de voir en rêve ce qui est arrivé dans le passé. |
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Charif Majdalani est né à Beyrouth. Enseignant à la faculté de lettres de l’Université Saint-Joseph, il publie son premier roman Histoire de la grande maison aux Editions du Seuil. Plusieurs fois sélectionné et primé, ce livre reçoit un excellent accueil du public comme de la critique. Son second livre Caravansérail raconte l’odyssée du grand-père de l’auteur du Caire jusqu’au Liban en passant par Khartoum. |
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Alawiya Sobh, née à Beyrouth, a longtemps publié des nouvelles et des articles dans le quotidien An-Nahar. Dans son roman, Maryam ou le passé décomposé, elle relate l’épopée du Sud-Liban depuis 1948 jusqu’à la fin de la guerre civile. Ce roman qui évoque les tabous de la religion et de la sexualité sera salué par la critique mais interdit dans la plupart des pays du Golfe. |
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Yasmina Traboulsi est née à Paris d’un père libanais et d’une mère brésilienne. Son premier roman Les enfants de la Place a reçu le prix du premier roman en 2003. Amers, son deuxième livre, raconte la descente aux enfers d’une pianiste dans les méandres d’un Beyrouth essoufflé. |
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