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Persépolis, tome 1

by Marjane Satrapi
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Product Details

  • Publisher: L'Association
  • Publishing date: 01/10/2002
  • Language: Français
  • ISBN-13: 9782844140586
  • ISBN: 2844140580

Synopsis

Toute petite, Marjane voulait être prophète. Elle se disait qu'elle pourrait ainsi soigner le mal de genoux de sa grand-mère. En 1979, l'année de ses dix ans et de la révolution iranienne, elle a un peu oublié Dieu. Elle s'est mise à manifester dans le jardin de ses parents en criant "à bas le roi !". Là, elle s'imaginait plutôt en Che Guevara. Il faut dire qu'à l'époque, son livre préféré s'appelait Le Matérialisme dialectique. Marjane trouvait d'ailleurs que Marx et Dieu se ressemblaient. Marx était juste un peu plus frisé, voilà tout. Après, la vie a continué, mais en beaucoup moins drôle. La révolution s'est un peu emballée. Et la guerre contre l'Irak est arrivée…

Dans Persepolis, Marjane Satrapi raconte son enfance sur fond d'histoire de son pays, l'Iran. C'est un récit drôle et triste à la fois, parfois cocasse, souvent touchant. Mais toujours passionnant. C'est aussi un petit événement : il s'agit de la toute première bande dessinée iranienne de l'Histoire… --Gilbert Jacques


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  • Très bon
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    Cette Bd raconte l'histoire d'une petite fille qui vit en Iran et qui subit les conséquences de la guerre. Ses parents manifestent contre le Sha, mais prennent des risques en même temps. Ils côtoient des personnes qui ont, ont fait la prison et subi des tortures. Marjane, de son point de vue de petite fille ne comprend pas tout. La bande dessinée est très bien faite. Elle raconte l'Iran à l'époque avec les yeux d'une gamine de 8 ans environ. On se rend compte des tortures qu'on subit tous les résistants, c'est horrible. Le film est aussi très bon.

  • C'est ma vie
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    Persepolis c'est la propre histoire de Marjane Satrapi Pour tous ceux et toutes celles qui ont une vision un peu vague de l'histoire de l'Iran dans les années 80 ce livre vous fera découvrir beaucoup de choses. Pourtant on est loin du cours d'histoire, rassurez-vous, c'est la vie quotidienne de Marjane qui nous est racontée, et cette histoire personnelle a quelque chose d'universel quand elle parle de l'exil, de la peur, de la révolte. Et puis peut-être que vous y découvrirez qu'il peut exister des familles très "progressistes" en Iran. Marjane Satrapi est issue d'une famille aisée, une famille d'intellectuels aussi. Ses parents sont des modèles de tolérance et de respect, sa mère inculque le goût de la liberté à sa fille. Sa grand-mère est une rebelle mais une rebelle qui, par son amour, lui enseigne les valeurs d'une vie. Pour tout ça, et pour pleins d'autres choses, lisez Persepolis.

  • Un indispensable !
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    OK, j'ai honte,... Voilà plusieurs mois (années ?) que je me disais qu'il fallait que je lise Persépolis de Marjane Satrapi, mais j'avais du mal à me faire au dessin à chaque fois que je feuilletais la BD. Les critiques étaient brillantes, et son oeuvre a obtenu plusieurs prix, qui s'est déjà vendue à plus d'un million d'exemplaires dans le monde et qui est plutôt cataloguée dans les livres politiques que dans les comics aux Etats-Unis. Une phrase au sujet de la guerre Iran-Irak pour donner le ton : "Toute cette guerre n'était qu'une grande machination pour détruire les deux armées iranienne et irakienne. La première était la plus puissante du moyen-orient en 1980 et la seconde représentait un vrai danger pour Israël. L'occident a vendu des armes aux deux camps et nous avons été assez bêtes pour rentrer dans ce jeu cynique" Mais pour faire court, il suffit de lire 2-3 pages, d'avoir un intérêt ne serait-ce que minimum pour l'Histoire en général pour devenir complètement accroc et lire les 4 tomes d'une traite. Seul défaut vis-à-vis de l'Histoire, c'est que le point de vue de Marjane Satrapi semble tout de même être celui de quelqu'un privilégié à la fois par l'éducation et le niveau de vie, ce qui n'est clairement pas le cas de la majorité de la population iranienne. Mais ne vous y trompez pas : c'est un indispensable dans votre bibliothèque

  • Un belle ouverture sur l'Iran
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    Vers le milieu des années 1990, la faillite subite du secteur de la bande dessinée a entraîné la disparition de nombreux éditeurs et l'adoption de politiques d'édition très restrictives par des survivants fort éprouvés pour limiter autant que possible les risques financiers. On connaît le principal effet de cette rationalisation : c'est la standardisation de la production qui a offert une fenêtre de publication à des gribouilles sans dignité plagiant le style de Loisel ou d'autres stars pour mettre en dessin des aventures d'un désintérêt poignant sur des thèmes soigneusement sélectionnés par les philistins du marketing, tels que l'héroic-fantasy. Mais sans aller jusqu'à prétendre qu'il est contrôlé par une main invisible, le Marché n'échappe pas à une certaine forme d'auto-régulation qui impose notamment à ses acteurs d'innover. Les éditeurs s'entêtant dans un conservatisme outrancier, de nouveaux venus soucieux d'apporter un peu d'air frais ont donc vu le jour après quelques années de trop d'un black-out créatif, leur représentant le plus emblématique étant sans conteste l'Association où Marjane Satrapi a publié les quatre tomes de "Persepolis". Ceci pour dire que le travail de l'auteur innove ; enfin, d'une certaine manière, car même à l'Association, on ne trouve pas des auteurs qui font preuve du talent de Druillet, Bilal et autres Tardi, sans doute parce que les meilleurs graphistes sont aujourd'hui aspirés dès leur sortie de l'école par l'industrie des effets spéciaux et des jeux vidéo. Tout de même, Marjane Satrapi a presque un style graphique, ce qui est déjà considérable, et elle sait surtout fort bien raconter les histoires, du moins la sienne puisqu'elle se met en scène dans "Persepolis". Ce récit de la vie d'une femme née dans les années 70 en Iran sur la période qui court de la Révolution islamique à la guerre du Golfe, soit sur presque vingt ans, est tout à fait passionnant à plus d'un titre. Tout d'abord, c'est un belle histoire que celle de cette jeune fille qui conserve la force d'affirmer haut et fort son droit à exister face aux cinglés de tous bords qui voudraient la réduire à rien, qu'il s'agisse des policiers du Shah, des pasdaran de l'ayatollah Khomeyni, mais aussi des racistes autrichiens. Ensuite, l'auteur fait véritablement oeuvre de salut public en démontrant qu'il est possible de vivre dans un contexte aussi oppressant qu'une dictature en guerre comme a pu l'être l'Iran aux prises avec l'Irak, "vivre" devant s'entendre au sens absolu comme au sens relatif du terme. En effet, "vivre" dans le premier sens, c'est ruser avec le pouvoir qui prétend contrôler les moindres aspects de la vie, et Marjane Satrapi montre assez que c'est possible, non sans risque, ce qui devrait contribuer à détruire un peu plus cette ridicule image d'Epinal qu'on se fait des régimes totalitaires si on a un peu trop lu "1984" : non, sous des tels régimes et aussi oppressants qu'ils soient, les individus ne sont jamais condamnés à plier l'échine sous peine de disparaître. Quoique les médias véhiculent cette image, l'Iran n'est donc pas peuplée d'intégristes obéissant au doigt et à l'oeil aux ayatollahs comme un seul homme. Par ailleurs, "vivre" au sens relatif, c'est vivre localement, et donc ne pas éprouver le même sentiment de liberté qu'un occidental. Comme Marjane Satrapi le raconte, il n'était pas facile pour une jeune fille éduquée dans une société où les parents sont profondément respectés de voir un jour sa copine autrichienne claquer la porte au nez de sa mère : "Dans ma culture, les parents étaient sacrés. On leur devait au moins une réponse.". A moins de faire preuve de cet ethnocentrisme affligeant qui lui fait croire si naïvement que les valeurs de la République sont universelles, un Français aurait donc bien tort de ne lire dans "Persepolis" que ce qui l'arrange : le message que Marjane Satrapi délivre n'est pas que l'Iran est une nation occidentale oppressée par des fondamentalistes islamistes, comme une conception complètement idéalisée du régime du Shah pourrait le laisser entendre. Le message, c'est que l'Iran, c'est aussi la Perse, une Perse dont les habitants s'efforcent de faire survivre certains traits de la culture depuis qu'elle fut conquise en 642 par les Arabes, lesquels traits peuvent fort bien ne pas s'accorder avec notre culture occidentale sans que cela nous empêche de vivre ensemble. Après avoir tourné la dernière page du quatrième tome, on veillera donc bien à relire l'introduction du premier dans lequel l'auteur racontre l'histoire de son pays, afin de s'assurer qu'on a bien lu. In fine, on aimerait bien pouvoir être comme Marjane Satrapi, de France comme d'Iran, sachant enlever le voile et le remettre quand il le faut, pour savoir regarder ces pays tels qu'il sont.

  • s'instruire sur le ton de l'humour
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    Je ne connaissais pas du tout l'histoire de l'Iran, et conseillée par une amie d'origine iranienne, j'ai lu les 4 tomes de Persepolis d'un seul trait.A mettre entre toutes les mains.

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